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Mercredi 3 juin 2009
 sur www.ecoledubudo.com, le film de la démo du 10 mai 2009. envoyez moi vos critiques, sur les vidéos et sur le blog.




Par joël Barillet
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Vendredi 10 avril 2009

 

« Être », d’abord, c’est exister ; « Être », c’est ressentir : ressentir son corps, le comprendre, le vivre pleinement. Pouvoir bouger avec lui, et non pas à cause de lui ou pour lui, mais « Être lui ».

Comprendre le fonctionnement mécanique de son corps, pour que chaque élément soit à sa place et ne prenne pas la place d’un autre élément.

Le corps existe en trois entités : le physique, le mental, l’émotionnel.

Quand je bouge une partie de mon corps, qu’est-ce qui influence ce geste, qu’est-ce qui commande ce geste ?

Parlons des influences : influence culturelle, éducative, sociale.

En tant qu’homme, j’ai appris à faire la guerre, à me battre pour me défendre : défendre le clan, ma famille, ma patrie. Aujourd’hui encore, l’homme reste un guerrier. Difficile pour lui de ne pas subir cette influence.

Évidemment nous « subissons » l’éducation de nos parents toute notre vie, consciemment ou inconsciemment.

La société nous influence chaque jour ; quand vous faites vos courses, n’avez-vous jamais acheté quelque chose dont vous n’aviez pas besoin ?!

 

     Suite avec un peu ( beaucoup!) de retard , milles excuses.
Revenons sur notre corps et comment en prendre conscience un peu plus chaque jour? Le corps est un entier constitué d'une multitude de morceaux. Avant de penser ou de vouloir Être UN, il faut se rendre compte de ces différentes parties. Dès que vous faîtes une activité , ou vous bougez votre corps ( marche, course, sport, ou activités artistique), vous devez vous retrouver avec votre corps. Le moindre geste doit vous permettre de vous ressentir physiquement.Une marche ,seul dans les bois, vous permet de sentir vos pieds, votre bassin, votre respiration. Si cela est trop compliqué, mettez-vous en tailleur, dans une pièce au calme ( pas de radio, TV ou bruit parasite), et recentrez-vous sur votre respiration, doucement, sans forcer. Relâchez vos épaules, posez vos mains sur votre ventre et respirez simplement... Nous ne cherchons pas un travail respiratoire, seulement à ressentir l'air rentrer et ressortir de nos poumons. Ne bloquez pas vos pensées. Laissez faire! pas facile?
Assis sur une chaise, confortablement, posez vos mains sur vos cuisses. Sentez le poids de vos mains, restez un moment sans bouger, vos épaules se relâche, vos bras se détendent, les mains existent en tant que mains...
A suivre                                                                      

Par joël Barillet
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Mardi 16 décembre 2008

Les arts martiaux et les femmes.

De la guerre des sexes à la solidarité (harmonie !) sur un tapis.

 

Il y a un ou deux millions d’années, se formait le devenir du comportement humain. Deux possibilités : fuir ou combattre. Depuis deux millions d’années l’homme fonctionne toujours pareil.

 

Art martial signifie « art de la guerre » ; cela commence mal, car à part quelques exceptions, ce sont surtout les hommes qui font ou qui ont fait la guerre. Maintenant  parlons Budo : cela peut s’interpréter par « laisser passer la lance, la voie de la paix ». C’est déjà  plus près de l’énergie féminine, non ?

Les arts martiaux ne sont accessibles aux femmes que depuis très peu de temps. L’arrivée du Budo en occident a permis à la gente féminine de s’intégrer (si j’ose dire !), dans différentes disciplines. L’Aïkido s’est présenté comme un art martial spécifiquement ouvert aux femmes : travail avec la force du partenaire (et non pas adversaire), renvoi de la force vers l’attaquant, travail de contrôle de soi.

Attirées sans doute par son caractère non violent, nombre de femmes sont attirées par cette discipline, beaucoup sont aussi déçues par ce qu’elles y trouvent ou se font une raison.

 

Les arts martiaux ont été inventés par des hommes pour des hommes, d’où la difficulté pour certains enseignants qui ne se posent pas, forcément, la question de transmettre leurs disciplines avec la spécificité du physique féminin : bassin, poitrine, condition physique (la condition de leur physique !).

Objectivement, la femme a un avantage dès le départ pour la pratique des arts martiaux : le manque de force musculaire, ce qui l’oblige très rapidement à utiliser son corps en entier.

Evidemment, il y a beaucoup de choses à mettre en place pour arriver à ressentir son propre corps.

Dans notre société, la femme pense, ou croit, qu’elle doit faire sa place, ce qui l’amène à une position, opposition, mentale envers les hommes. Dès que la femme est elle-même, elle prend une place, qui n’est pas obligatoirement la place de l’homme, mais une place dans la société, qui lui correspond, qui lui permet de respirer, de prendre son espace, qui pour moi, est un espace complémentaire, qui s’imbrique avec l’espace de l’homme.

Que demande-t-on (que demande l’homme !!) à la femme dans les arts martiaux (ou dans la société !) ? De pouvoir copier l’homme, de pratiquer comme un homme, ou, au pire, d’avoir la position que l’on donne à la Femme (je vous laisse deviner !!!).

Combien de fois j’ai vu, lors de stages, l’intervenant présenter la journée spéciale femme, ce qui voulait dire : « je prends les filles en tant que Uke », sous-entendu : « juste ce jour là car c’est quand même les hommes les meilleurs !! ». La femme est-elle si mauvaise que ça pour lui consacrer sa journée ? N’a-t-elle pas les qualités requises pour être la partenaire du « maître » ? ou n’est-elle là que pour valoriser l’Ego de l’homme ?

L’Ego de la femme et de l’homme est-il placé au même endroit (peut-être un prochain article !) ? Etre le meilleur, le plus fort, faire le beau « pour plaire à la femelle ».

L’homme est un guerrier qui doit se battre contre les prédateurs (les hommes), qui doit ramener le repas (chasseur), qui doit assurer la protection du clan. Où est la femme, culturellement ? Que fait-elle à part mettre des enfants au monde (et les élever !) ?

Développer l’efficacité de la technique pour prouver sa qualité d’homme ; c’est dur dur d’Etre un Homme ! Et c’est plus facile d’Etre une femme ?

L’être doit pouvoir dépasser tout ça, pour atteindre et comprendre l’Aïkido dans sa totalité avec sincérité.

 

Un autre élément  qui me semble essentiel dans la formation et la pratique de la femme est l’arrivée d’un 1er  enfant. 

« Je pratiquais l’Aïkido depuis 7 ans et la chute ne me causait plus trop de problème, mais après avoir accouché de mon 1erenfant, je ne sentais plus la chute de la même manière. Pourquoi ? Evidement mon corps n’était plus comme avant, mais malgré le retour de mon poids de forme, j’avais une appréhension à chaque chute, une retenue. Mon corps ne fonctionnait pas (plus) comme avant. Mais était-ce mon corps ou mon mental qui bloquait ? »

Une pratiquante.

 

Culturellement, au Japon, la position de la femme dans la société

 

« Derrière la réussite technologique et commerciale du Japon se cache une rigidité effrayante. C'est à travers la place qu'ils occupent dans la société que la plupart des Japonais ont la sensation d'exister. Ainsi, pour des millions d'hommes, la carrière professionnelle est une question d'honneur. Pour des millions de femmes, cantonnées dans leur rôle de mère "éducatrice", c'est à travers les résultats scolaires de leurs enfants qu'elles vivent. Le fossé qui s'est creusé entre les mondes masculin et féminin est considérable. »


 
C’est donc à l’égalité qu’il faut travailler. Bien longue est encore la route vers ce respect réciproque des partenaires où hommes et femmes acceptent, dans leur diversité, l’équivalence de l’autre.

L’émancipation de la femme ne peut se faire sans l’émancipation de l’homme. Il est donc nécessaire  de combattre les stéréotypes et d’influencer les mentalités afin que les hommes et les femmes acceptent dans un esprit de respect réciproque l’équivalence de l’autre.

La femme doit s’imposer non pas par un aspect extérieur recherché mais par sa compétence, et par son intelligence.

 

Entre fuir et se battre un équilibre doit être trouvé, et grâce à l’Aïkido cet équilibre peut se trouver et se développer. Dans cette discipline nous devons acquérir cette richesse.

Cette article peut évoluer grâce à vous, j'attend vos commentaires.
Pratiquantes et pratiquants, mais aussi non pratiquant(e)s.
A vos claviers
Par joël Barillet - Publié dans : Budoka
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Lundi 7 juillet 2008

Si l'homme place son esprit dans l'action du corps de son adversaire,
son esprit sera prisonnier de l'action du corps de son adversaire.
S'il place son esprit dans le sabre de son adversaire,
son esprit sera prisonnier de ce sabre.
S'il place son esprit dans les pensées qui guident l'intention de frapper de son adversaire,
son esprit sera prisonnier des pensées qui guident l'intention de frapper de son adversaire.
S'il place son esprit dans son propre sabre,
son esprit sera prisonnier de son propre sabre.
S'il place son esprit dans sa propre intention de ne pas être frappé,
son esprit sera prisonnier de son intention de ne pas être frappé.
S'il place son esprit dans la garde de l'autre homme,
son esprit sera prisonnier de la garde de l'autre homme.

Cela signifie simplement qu'il n'existe nul endroit où placer l'esprit.

Un certain homme dit un jour,
" quelque soit l'endroit ou je place mon esprit, mes intentions sont tenues en échec à l'endroit même où mon esprit s'arrete, et je suis battu par mon adversaire. C'est pour cette raison que je place mon esprit juste au dessous de mon nombril et ne le laisse pas divaguer. Ainsi je peux agir en accord avec les actions de mon adversaire.

Par joël Barillet - Publié dans : Budoka
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Lundi 17 mars 2008

       Dans quel état d’esprit doit-je Etre ?                                                                           undefined

 

 

 

« La seule manière d’étudier un Budo avec quelque succès, je dis bien la seule, en pesant mes mots, c’est de le faire avec une attitude composée des 5 éléments suivants :

Patience, confiance, humilité, souplesse d’esprit, disponibilité.

Cette attitude idéale est exprimée à travers la notion appelée Junan shin = esprit malléable.

Ce sera sur les 5 éléments que se porteront les corrections de l’enseignant.

 

Importance de ces éléments :

L’impatient s’est déjà inconsciemment fixé un but et le temps qu’il mettra à l’atteindre. Le regard fixé sur ce but imaginaire, il ne pourra prêter attention à l’endroit oû se posent ses pas. Il foulera aux pieds les graines semées sur son passage. Il n’aura pas la patience  d’attendre qu’un certain travail se fasse en lui. Il voudra des résultats rapides. Il lui faudra vaincre son impatience et apprendre à marcher simplement, sans s’occuper du chemin parcouru, ni du but à atteindre mais en concentrant son attention sur l’instant présent.

 

Le sceptique aborde la discipline en la jugeant constamment sur la base des connaissances qu’il a acquises dans d’autres domaines .Il décortique tout et, s’il ne comprend pas, doutera. Doué d’un esprit très logique, il n’acceptera pas, ou seulement avec réticence, ce qui n’est pas vérifiable. Son scepticisme l’empêchera de progresser. Il lui faudra apprendre à faire confiance à son enseignant et à la discipline qu’il a choisie. On ne peut rien prouver en Kobudô. On y acquiert soi-même ses convictions et seulement pour soi- même.

 

L’orgueilleux, imbu de ses grandes qualités, va trouver difficile d’admettre qu’il n’y connaît rien. Il se sent à l’étroit dans sa peau  de débutant. Il cherchera à justifier ses erreurs ou ses défauts. Son ego dressera des obstacles quasiment insurmontables sur le chemin de sa progression. Il lui faudra accomplir un énorme travail sur lui-même pour réaliser qu’il n’est pas le centre du monde mais un simple voyageur, ignorant, comme beaucoup d’autres, qu’il est à la recherche de lui-même.

 

L’entêté sera tout d’abord servi par son trait de caractère. Il foncera sur le chemin du Dô sans trop regarder oû il va. Mais quand vient le temps des remises en question, son esprit grincera, peu habitué à la mobilité. Il ne se résignera qu’avec difficulté à marcher dans une direction différente de celle  qu’il avait jugé bonne car il ne peut marcher qu’obstinément. Mais si c’est avec la même obstination qu’il se met à faire des effort pour se libérer de cette rigidité d’esprit, alors rien n’est perdu. D’erreurs en déception, d’échecs en défaites, son esprit meurtri s’assouplira et s’accommodera des brusques changements de direction que nous réservent les voies du Budô.

 

L’indisponible abordera une discipline avec ce genre de langage : « Je veux bien commencer ( sous-entendu, pour vous faire plaisir !) mais je ne pourrai venir qu’une fois par semaine ( sous-entendu : je ne connais rien du travail à effectuer mais voici mes conditions !) car j’ai d’autres obligations, etc. » Le Kobudo exige beaucoup de temps et de travail. Ce personnage affairé devra vite faire des choix. On ne peut pratiquer sérieusement le Kobudo une fois par semaine. C’est quotidiennement qu’il faut s’entraîner et deux à trois fois par semaine sous la direction d’un enseignant.La participation aux stages et la vie du groupe monopolisent une grande partie des loisirs d’un individu. L’indisponibilité reste un problème majeur et la principale cause de défection.

 

Pour résumer, lorsqu’on décide d’entreprendre un voyage dont le but est la compréhension de la vie et la découverte de soi-même à travers le Kobudo, il faut prendre le temps, avoir une grande capacité d’adaptation, mettre humblement sa confiance toute entière dans le guide que l’on a choisi et avancer patiemment, pas à pas, attentif et réceptif.

Toute ces qualités sont comprises dans l’attitude Jûnanshin. Il est primordial qu’elles soient mises en exergue dès le début car elles sont indispensables jusqu’à la fin du voyage.  

                                                   Tiré du livre « Jodo la voie du bâton »  P. Krieger

 

« Bien sur, je possède cet esprit malléable ! Mon humilité ne me permet pas de vous parler de mes qualités, mais je peux vous dire, quand même, que ma confiance en moi m’a permis d’atteindre très rapidement la patience, un esprit souple et une disponibilité à toute épreuve. Je participe à un cours par semaine et cela est largement suffisant au niveau ou j’en suis. Les autres pourraient beaucoup mieux parler de moi, mais je pense que j’arriverais très vite à la ceinture noire et si mon prof. était meilleur il aurait pu le voir depuis longtemps ! »  

 

Qui suis-je? Où suis-je ? Où vais-je ? Que deviens-je ?????

 

 

 

Par jb - Publié dans : Budoka
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Mardi 19 février 2008
160gr de feuilles de cerisier, 
800gr de sucre
1l d'eau de vie
3l de vin rouge
Faire macérer 3 mois
Egoutter et mettre en bouteille.
Voilâ c'est près
Par joël Barillet - Publié dans : vin, alcool, bière maison
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Mardi 19 février 2008
1kg de cassis par litre de vin, écrasez les cassis, faire macérer dans le vin pendant 48h. Passez le jus, mettre autant de sucre que de kg de jus. Mettre sur le feu jusqu'à ébulition, ne pas faire bouillir, mettre de l'eau de vie selon son gout. Déguster avec modération, mais avec plaisir.
Par joël Barillet - Publié dans : vin, alcool, bière maison
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Vendredi 8 février 2008

aikiJoelFoire07.JPG  
pour trouver, ensemble, des réponses

à des questions que beaucoup se posent…

 

 

 

 

Un peu d’écrit pour faire fonctionner vos méninges (en dehors du tapis !).

Régulièrement, vous recevrez un texte sur le fonctionnement du Budo ou autour des disciplines de l’école. Vous avez la possibilité de répondre (ou pas !) par mail ou au Dojo, de poser vos questions en retour.

Ce qui va suivre n’est pas une vérité absolue,  mais juste une interprétation personnelle de l’instant qui peut évoluer (qui doit évoluer) chaque jour. A vous de faire évoluer cette connaissance. 

A nos plumes !!!

 

 

 

Commençons par l’arrivée au Dojo

 

 

                   Quand vous entrez dans le Dojo, abandonnez tout souci de renommée et de richesse, laissez à la porte vos préjugés de race, de sexe, de condition sociale, vous devez concourir à créer dans le Dojo une ambiance hautement spirituelle. Soyez sincère.

Saluez en entrant dans la salle du Dojo, saluez en montant sur le tapis, trouvez votre place au « shimoza » et mettez-vous en seïza (à genoux). Vous vous trouvez devant le mur d’honneur «  le kamiza, le shomen ».

Salut au Kamiza, salut au senseï (professeur).

 

Salut debout : alignement, positionnement du corps, respiration. La rigueur du salut.

Points de repère : les pieds, le bassin, les mains, les épaules, la tête, les yeux.

Salut à genoux : descendre avec hakama, alignement (axe central), synchronisation du bassin des mains et du regard.

 

 

« L’étiquette permet une transition entre nos occupations quotidiennes et le travail sur nous-mêmes, la complexité et la précision des gestes requis demande une telle concentration que le pratiquant se retrouve dans un état d’esprit en harmonie avec le travail du Dojo.

Chaque mouvement a un sens profond et doit être exécuter avec son cœur.

Salut au Kamiza : vers qui ou vers quoi s’incliner ? » 

d’après TenJinChi de Pascal Krieger

 

 

Rei gi sa ho : Etiquette

REI : salutation, reconnaissance

GI : règle, cérémonie

SA-HO : bonnes manières étiquettes

 

Dans chaque discipline martiale, l’étiquette existe. Elle peut être différente mais le fond est toujours le même : diriger et éduquer le disciple, amener le corps à fonctionner différemment, le sortir de ses habitudes.

Apporter un autre fonctionnement mécanique pour développer une conscience objective de son propre fonctionnement.
Par joël Barillet - Publié dans : Budoka
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