Quelle est la place de la femme, dans la pratique, dans l'enseignement????
BUDORYUjoël Barillet
| Juillet 2008 | ||||||||||
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Dans quel état d’esprit doit-je
Etre ?
« La seule manière d’étudier un Budo avec quelque succès, je dis bien la seule, en pesant mes mots, c’est de le faire avec une attitude composée des 5 éléments suivants :
Patience, confiance, humilité, souplesse d’esprit, disponibilité.
Cette attitude idéale est exprimée à travers la notion appelée Junan shin = esprit malléable.
Ce sera sur les 5 éléments que se porteront les corrections de l’enseignant.
Importance de ces éléments :
L’impatient s’est déjà inconsciemment fixé un but et le temps qu’il mettra à l’atteindre. Le regard fixé sur ce but imaginaire, il ne pourra prêter attention à l’endroit oû se posent ses pas. Il foulera aux pieds les graines semées sur son passage. Il n’aura pas la patience d’attendre qu’un certain travail se fasse en lui. Il voudra des résultats rapides. Il lui faudra vaincre son impatience et apprendre à marcher simplement, sans s’occuper du chemin parcouru, ni du but à atteindre mais en concentrant son attention sur l’instant présent.
Le sceptique aborde la discipline en la jugeant constamment sur la base des connaissances qu’il a acquises dans d’autres domaines .Il décortique tout et, s’il ne comprend pas, doutera. Doué d’un esprit très logique, il n’acceptera pas, ou seulement avec réticence, ce qui n’est pas vérifiable. Son scepticisme l’empêchera de progresser. Il lui faudra apprendre à faire confiance à son enseignant et à la discipline qu’il a choisie. On ne peut rien prouver en Kobudô. On y acquiert soi-même ses convictions et seulement pour soi- même.
L’orgueilleux, imbu de ses grandes qualités, va trouver difficile d’admettre qu’il n’y connaît rien. Il se sent à l’étroit dans sa peau de débutant. Il cherchera à justifier ses erreurs ou ses défauts. Son ego dressera des obstacles quasiment insurmontables sur le chemin de sa progression. Il lui faudra accomplir un énorme travail sur lui-même pour réaliser qu’il n’est pas le centre du monde mais un simple voyageur, ignorant, comme beaucoup d’autres, qu’il est à la recherche de lui-même.
L’entêté sera tout d’abord servi par son trait de caractère. Il foncera sur le chemin du Dô sans trop regarder oû il va. Mais quand vient le temps des remises en question, son esprit grincera, peu habitué à la mobilité. Il ne se résignera qu’avec difficulté à marcher dans une direction différente de celle qu’il avait jugé bonne car il ne peut marcher qu’obstinément. Mais si c’est avec la même obstination qu’il se met à faire des effort pour se libérer de cette rigidité d’esprit, alors rien n’est perdu. D’erreurs en déception, d’échecs en défaites, son esprit meurtri s’assouplira et s’accommodera des brusques changements de direction que nous réservent les voies du Budô.
L’indisponible abordera une discipline avec ce genre de langage : « Je veux bien commencer ( sous-entendu, pour vous faire plaisir !) mais je ne pourrai venir qu’une fois par semaine ( sous-entendu : je ne connais rien du travail à effectuer mais voici mes conditions !) car j’ai d’autres obligations, etc. » Le Kobudo exige beaucoup de temps et de travail. Ce personnage affairé devra vite faire des choix. On ne peut pratiquer sérieusement le Kobudo une fois par semaine. C’est quotidiennement qu’il faut s’entraîner et deux à trois fois par semaine sous la direction d’un enseignant.La participation aux stages et la vie du groupe monopolisent une grande partie des loisirs d’un individu. L’indisponibilité reste un problème majeur et la principale cause de défection.
Pour résumer, lorsqu’on décide d’entreprendre un voyage dont le but est la compréhension de la vie et la découverte de soi-même à travers le Kobudo, il faut prendre le temps, avoir une grande capacité d’adaptation, mettre humblement sa confiance toute entière dans le guide que l’on a choisi et avancer patiemment, pas à pas, attentif et réceptif.
Toute ces qualités sont comprises dans l’attitude Jûnanshin. Il est primordial qu’elles soient mises en exergue dès le début car elles sont indispensables jusqu’à la fin du voyage.
Tiré du livre « Jodo la voie du bâton » P. Krieger
« Bien sur, je possède cet esprit malléable ! Mon humilité ne me permet pas de vous parler de mes qualités, mais je peux vous dire, quand même, que ma confiance en moi m’a permis d’atteindre très rapidement la patience, un esprit souple et une disponibilité à toute épreuve. Je participe à un cours par semaine et cela est largement suffisant au niveau ou j’en suis. Les autres pourraient beaucoup mieux parler de moi, mais je pense que j’arriverais très vite à la ceinture noire et si mon prof. était meilleur il aurait pu le voir depuis longtemps ! »
Qui suis-je? Où suis-je ? Où vais-je ? Que deviens-je ?????
Un peu d’écrit pour faire fonctionner vos méninges (en dehors du tapis !).
Régulièrement, vous recevrez un texte sur le fonctionnement du Budo ou autour des disciplines de l’école. Vous avez la possibilité de répondre (ou pas !) par mail ou au Dojo, de poser vos questions en retour.
Ce qui va suivre n’est pas une vérité absolue, mais juste une interprétation personnelle de l’instant qui peut évoluer (qui doit évoluer) chaque jour. A vous de faire évoluer cette connaissance.
A nos plumes !!!
Quand vous entrez dans le Dojo, abandonnez tout souci de renommée et de richesse, laissez à la porte vos préjugés de race, de sexe, de condition sociale, vous devez concourir à créer dans le Dojo une ambiance hautement spirituelle. Soyez sincère.
Saluez en entrant dans la salle du Dojo, saluez en montant sur le tapis, trouvez votre place au « shimoza » et mettez-vous en seïza (à genoux). Vous vous trouvez devant le mur d’honneur « le kamiza, le shomen ».
Salut au Kamiza, salut au senseï (professeur).
Salut debout : alignement, positionnement du corps, respiration. La rigueur du salut.
Points de repère : les pieds, le bassin, les mains, les épaules, la tête, les yeux.
Salut à genoux : descendre avec hakama, alignement (axe central), synchronisation du bassin des mains et du regard.
« L’étiquette permet une transition entre nos occupations quotidiennes et le travail sur nous-mêmes, la complexité et la précision des gestes requis demande une telle concentration que le pratiquant se retrouve dans un état d’esprit en harmonie avec le travail du Dojo.
Chaque mouvement a un sens profond et doit être exécuter avec son cœur.
Salut au Kamiza : vers qui ou vers quoi s’incliner ? »
d’après TenJinChi de Pascal Krieger
Rei gi sa ho : Etiquette
REI : salutation, reconnaissance
GI : règle, cérémonie
SA-HO : bonnes manières étiquettes
Dans chaque discipline martiale, l’étiquette existe. Elle peut être différente mais le fond est toujours le même : diriger et éduquer le disciple, amener le corps à fonctionner différemment, le sortir de ses habitudes.
Apporter un autre fonctionnement mécanique pour développer une conscience objective de son propre fonctionnement.